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	<title>Commentaires sur : Reconnaissance &#8211; Quels effets ? ?</title>
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		<title>Par : Nicolas E.</title>
		<link>http://www.mediation-animale.org/reconnaissance-quels-effets/comment-page-1/#comment-96</link>
		<dc:creator>Nicolas E.</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2009 13:43:43 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour et merci pour cette explicitation de votre point de vue.

En effet, c&#039;est intéressant de faire la distinction entre le statut (qui intéresse l&#039;employeur et le juriste) et la fonction (qui intéresse le praticien et les patients).

Effectivement, au niveau statutaire, la réglementation changera les choses pour les psychothérapeutes, en allant dans le bon sens qui est celui d&#039;une reconnaissance et d&#039;une valorisation.
Toutefois en ce qui concerne les thérapeutes non psychothérapeutes (zoothérapeutes, équithérapeutes, art-thérapeutes, etc.), la loi ne change quelque chose au niveau statutaire qu&#039;à la seule et unique condition que ces thérapeutes souhaitent s&#039;appeler psychothérapeutes. En termes d&#039;employabilité, il s&#039;agit d&#039;un avantage, en revanche pour tous les indépendants (qui sont quand même ceux qui ont pignon sur rue et au contact du grand public), le fait de posséder un statut apporte principalement des inconvénients en termes administratif (flicage de la DDASS, obligations déclaratives diverses, etc.). De même pour les associations ne demandant pas de subvention, les statuts n&#039;apportent principalement que des obligations administratives et des contraintes au niveau des conventions collectives.

Maintenant en ce qui concerne la fonction, l&#039;histoire se corse et c&#039;est vraiment là que le bât de l&#039;amendement Accoyer blesse.
Si vous souhaitez embaucher un salarié pour qu&#039;il réalise de la thérapie en médiation animale, quels sont vos options possibles ?
- soit vous considérez que c&#039;est la formation statutaire qui doit prévaloir, et dans ce cas vous embaucher un psychologue, un psychomotricien, un infirmier, ou demain un psychothérapeute. Mais aucun de ces statuts ne vous garantit un minimum de compétence par rapport à la fonction que vous attendez, car aucun statut spécifique à vos besoins n&#039;existe.
- soit vous faites prévaloir la fonction, et dans ce cas au mieux vous embauchez un professionnel médico-social formé (en FPC) à la médiation animale, et au pire vous embauchez quelqu&#039;un qui a de l&#039;expérience en médiation même s&#039;il n&#039;a aucune formation particulière. Dans les 2 cas, et alors que la personne a exactement les compétences recherchées et est employée comme thérapeute, vous pouvez tout a fait décider de la rémunérer au smic, la faire cotiser aux seuls régimes de retraite et de santé obligatoires, l&#039;asservir à toutes les basses besognes de votre structure ne relevant pas de sa compétence et lui refuser toute indépendance dans son exercice professionnel. Pas de cadre réglementaire concernant le travail de ces gens n&#039;entrant pas dans les conventions collectives, le cadre est &quot;librement&quot; négocié entre l&#039;employeur et l&#039;employé au moment de la signature du contrat de travail.

Ceci reste un exemple parmi bien d&#039;autres du problème que représente l&#039;écart entre le statut et la fonction. Et c&#039;est cet écart qui nous fait dresser les chevaux sur la tête quand on entend le législateur définir aussi maladroitement la fonction qu&#039;il entend valider à travers le statut de psychothérapeute, fonction qui correspond d&#039;après moi à une activité assez éloignée de la réalité du terrain.
A mon avis, l&#039;amendement et ses suites nous amènent vers une sorte de lissage qui efface d&#039;un coup de gomme toutes la diversité et les spécialisations indispensables à l&#039;exercice de la thérapie, qui plus est en prenant des références post-humanistes basées sur le développement de connaissances plutôt que sur l&#039;acquisition de qualités humaines. Les psychothérapeutes ne sont-ils pas les derniers professionnels à travailler sur la base de ce qu&#039;ils sont et éprouvent eux-même plutôt que sur la base de ce qu&#039;ils savent ou croient savoir ?
Et ça, à moi qui suis psycholoque diplômé d&#039;université, psychothérapeute formé essentiellement par l&#039;expérience clinique et équithérapeute formé par formation continue, ça me questionne relativement à notre projet de réglementer les thérapies à médiation : devrons-nous changer notre pratique pour la réglementer ou bien n&#039;est-ce pas plutôt le rôle du législateur que de rédiger des lois adaptées aux pratiques ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour et merci pour cette explicitation de votre point de vue.</p>
<p>En effet, c&#8217;est intéressant de faire la distinction entre le statut (qui intéresse l&#8217;employeur et le juriste) et la fonction (qui intéresse le praticien et les patients).</p>
<p>Effectivement, au niveau statutaire, la réglementation changera les choses pour les psychothérapeutes, en allant dans le bon sens qui est celui d&#8217;une reconnaissance et d&#8217;une valorisation.<br />
Toutefois en ce qui concerne les thérapeutes non psychothérapeutes (zoothérapeutes, équithérapeutes, art-thérapeutes, etc.), la loi ne change quelque chose au niveau statutaire qu&#8217;à la seule et unique condition que ces thérapeutes souhaitent s&#8217;appeler psychothérapeutes. En termes d&#8217;employabilité, il s&#8217;agit d&#8217;un avantage, en revanche pour tous les indépendants (qui sont quand même ceux qui ont pignon sur rue et au contact du grand public), le fait de posséder un statut apporte principalement des inconvénients en termes administratif (flicage de la DDASS, obligations déclaratives diverses, etc.). De même pour les associations ne demandant pas de subvention, les statuts n&#8217;apportent principalement que des obligations administratives et des contraintes au niveau des conventions collectives.</p>
<p>Maintenant en ce qui concerne la fonction, l&#8217;histoire se corse et c&#8217;est vraiment là que le bât de l&#8217;amendement Accoyer blesse.<br />
Si vous souhaitez embaucher un salarié pour qu&#8217;il réalise de la thérapie en médiation animale, quels sont vos options possibles ?<br />
- soit vous considérez que c&#8217;est la formation statutaire qui doit prévaloir, et dans ce cas vous embaucher un psychologue, un psychomotricien, un infirmier, ou demain un psychothérapeute. Mais aucun de ces statuts ne vous garantit un minimum de compétence par rapport à la fonction que vous attendez, car aucun statut spécifique à vos besoins n&#8217;existe.<br />
- soit vous faites prévaloir la fonction, et dans ce cas au mieux vous embauchez un professionnel médico-social formé (en FPC) à la médiation animale, et au pire vous embauchez quelqu&#8217;un qui a de l&#8217;expérience en médiation même s&#8217;il n&#8217;a aucune formation particulière. Dans les 2 cas, et alors que la personne a exactement les compétences recherchées et est employée comme thérapeute, vous pouvez tout a fait décider de la rémunérer au smic, la faire cotiser aux seuls régimes de retraite et de santé obligatoires, l&#8217;asservir à toutes les basses besognes de votre structure ne relevant pas de sa compétence et lui refuser toute indépendance dans son exercice professionnel. Pas de cadre réglementaire concernant le travail de ces gens n&#8217;entrant pas dans les conventions collectives, le cadre est &laquo;&nbsp;librement&nbsp;&raquo; négocié entre l&#8217;employeur et l&#8217;employé au moment de la signature du contrat de travail.</p>
<p>Ceci reste un exemple parmi bien d&#8217;autres du problème que représente l&#8217;écart entre le statut et la fonction. Et c&#8217;est cet écart qui nous fait dresser les chevaux sur la tête quand on entend le législateur définir aussi maladroitement la fonction qu&#8217;il entend valider à travers le statut de psychothérapeute, fonction qui correspond d&#8217;après moi à une activité assez éloignée de la réalité du terrain.<br />
A mon avis, l&#8217;amendement et ses suites nous amènent vers une sorte de lissage qui efface d&#8217;un coup de gomme toutes la diversité et les spécialisations indispensables à l&#8217;exercice de la thérapie, qui plus est en prenant des références post-humanistes basées sur le développement de connaissances plutôt que sur l&#8217;acquisition de qualités humaines. Les psychothérapeutes ne sont-ils pas les derniers professionnels à travailler sur la base de ce qu&#8217;ils sont et éprouvent eux-même plutôt que sur la base de ce qu&#8217;ils savent ou croient savoir ?<br />
Et ça, à moi qui suis psycholoque diplômé d&#8217;université, psychothérapeute formé essentiellement par l&#8217;expérience clinique et équithérapeute formé par formation continue, ça me questionne relativement à notre projet de réglementer les thérapies à médiation : devrons-nous changer notre pratique pour la réglementer ou bien n&#8217;est-ce pas plutôt le rôle du législateur que de rédiger des lois adaptées aux pratiques ?</p>
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