Sandie Bélair octobre - 19 - 2016
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Si vous suivez Résilienfance et ce blog, vous savez probablement que je suis très en lien avec les autres praticiens en médiation animale, que nous organisons des groupes de réflexion, de partage et que nous travaillons à la construction d’outils…

Toutefois, ces derniers mois, j’ai réalisé combien je me sentais isolée des autres psychologues qui pratiquent avec un chien d’accompagnement social Handi’Chiens. J’ai donc eu envie d’aller à leur rencontre, d’autant plus que certain(e)s aiment communiquer sur leur pratique et qu’ils (elles) portent des projets formidables!

Et parmi ces psy praticiens en médiation animale, il y a Emilie Barutello! Voici donc une petite interview de ma consœur… une belle rencontre qui devient une belle amitié. Nous nous sommes trouvées de nombreux points communs et nous ne soupçonnions d’ailleurs pas certains (enfin, peut-être à moitié pour être plus exacte…).

Merci Émilie pour tout! Et bravo pour tout ce travail!

Bonne lecture!

Emilie, qui es-tu? Peux-tu te présenter STP?

Je suis Psychologue depuis 7 ans. J’ai une spécialisation en Psychologie du Vieillissement que j’ai complété par une formation à la Neuropsychologie pour axer ma pratique sur les dysfonctionnements cognitifs, les dysfonctionnement du comportement ainsi que sur les désordres de la personnalité qui apparaissent lors de lésions cérébrales. J’ai exercé en maison de retraite, j’ai apporté mon avis en tant que consultante en Foyer Logement et mon expertise dans un service hospitalier gériatrique dans le cadre de consultations mémoire ou d’hospitalisations de courte ou longue durée.
Actuellement au sein d’un EHPAD dans la région de l’Aube, ma mission principale est de veiller à ce que les résidents aient une prise en soins adaptée, personnalisée par des professionnels formés et accompagnés dans leur pratique.
Véritable convaincue des approches non médicamenteuses, je me suis orientée vers différentes approches telles que la méthode de Validation de N.Feil ainsi qu’à la médiation animale que je pratique depuis novembre 2015. Pour cela, je suis accompagnée d’un formidable chien d’assistance dit d’accompagnement social, nommé Ialou.

 
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Comment est né ce projet « chien d’accompagnement social »? Et pourquoi un chien d’assistance éduqué par Handi’Chiens?

Ce projet est né d’une discussion informelle avec le Directeur de l’établissement. Nous évoquions nos parcours antérieurs respectifs et notre volonté d’apporter nos expériences complémentaires au sein de ce nouvel établissement qui va sur ses 3 ans aujourd’hui. Lui a participé à un projet de médiation équine, qui n’a pas pu aboutir et moi à quelques infiltrations de manière incognito d’animaux de compagnie au chevet des malades hospitalisés pour qui l’absence de leur compagnon causait plus de souffrance que leur état de santé.

Actuellement, notre établissement donne la possibilité aux proches qui visitent leur parent, de venir accompagnés de leur(s) chien(s). Certains intervenants extérieurs, des bénévoles ainsi que certains salariés visitent les résidents accompagnés de leur animal. Nous n’avions pas besoin d’être convaincus des bienfaits de ce type de contact avec l’animal, quel qu’il soit d’ailleurs, mais force est de constater que ce rapport particulier est vecteur de lien social, producteur de plaisir et de joie.

Bien que la possibilité soit offerte aux résidents de venir en EHPAD avec leur animal de compagnie, l’implication demandée à la famille lors de l’entretien de pré-admission alors que son parent perd progressivement son autonomie, conduit celle-ci à rechercher des solutions bien avant l’entrée de son parent en établissement. Dès l’ouverture de notre établissement, la question de l’introduction d’animaux s’est posée. La motivation principale s’appuyait sur le parcours des résidents, la situation de l’établissement en milieu rural, la volonté d’axer notre projet d’établissement sur la notion de lieu de vie, de maintien d’autonomie, et pour atteindre ces objectifs de développer toutes les activités s’appuyant sur la relation au vivant. Dès le mois d’avril 2013, nous avons introduit des poules, et certains résidents ont trouvé à travers les soins quotidiens aux volatiles un rythme, une valorisation d’eux même. Des poissons et des grenouilles sont venus complétés l’équipe.
Avoir un chien dans un EHPAD (Etablissement d’hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) est aujourd’hui quelque chose de presque habituel. Notre choix s’est d’abord orienté vers l’acquisition d’un chien issu d’un élevage de proximité, ou alors d’un loulou issu d’un refuge à qui nous aurions tenté d’inculquer / de rétablir des bases fortes d’éducation.
Notre choix s’est ensuite tourné vers un chien éduqué par les familles d’accueil bénévoles et les éducateurs d’Handi’chiens. Rappelons que ces chiens sont mis à disposition des établissements après avoir été préparés à vivre en milieu collectif, à aborder toutes sortes de situations qui peuvent être stressantes pour un chien dit ordinaire ou pour un chien dont on ignore véritablement le passé. Le temps de prendre les contacts, les renseignements et le projet débutait.

De quelle façon avez-vous pensé et réalisé ce projet? Avez-vous rencontré des résistances? Si oui, lesquelles et quels leviers avez-vous trouvé?

Nous avons voulu que ce projet soit avant tout pluridisciplinaire et totalement intégré au projet d’établissement. Pas question de le mener sans les résidents, sans les familles, sans l’équipe. C’est une nouveauté qui chamboule forcément le quotidien et les habitudes de chacun.
Nous avions participé au 1er stage Handi’Chiens, celui d’écriture de projet et heureusement ! Nous avons pu penser en pluri-dimension, appréhender la gestion des divers risques inhérents à l’introduction d’un animal dans une institution. Nous nous sommes rapprochés de partenaires financiers, des assureurs d’un centre vétérinaire afin d’aborder les questions d’hygiène, de transmissions en tout genre…
Pour anticiper un peu les réticences et les questions des plus sceptiques nous avons organisé des réunions à destination du personnel, des résidents et des familles pour présenter, préparer l’ensemble des concernés. Nous avons entretenu la flamme et l’excitation par le biais d’affiche, de poster, de rubrique aussi pour que tous suivent l’évolution de la démarche quasi en temps réel.
Étonnement, alors que nous nous attendions à différents freins, le projet a vite été accueilli par tous et en 11 mois, nous avons mené, rédigé, présenté, supporté notre projet de bout en bout. Un travail important aux allures de thèse qui n’aurait pas été possible sans le soutien de chacun.

 
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Peux-tu nous parler de ta rencontre avec Ialou?

Le 21 juillet 2015, nous attendions la venue de l’éducateur du Centre d’Alençon pour faire une première évaluation de notre dossier directement sur site. La démarche incluait une visite de 3 handi’chiens en formation au centre afin de faire un premier état des lieux de l’établissement, de l’investissement de l’animal à l’endroit, à la population accueillie et bien évidemment aux futurs référents. Sorte de speed dating avec les loulous. Mais parfois le coup de cœur peut être uniquement dans un sens, et nous pouvons succomber à un magnifique labrador chocolat qui lui ne sera pas à l’aise sur le site ou avec nous. C’est pour cela que l’éducateur évalue l’ensemble, fait preuve d’objectivité quand évidemment, nous n’en avons plus (ahah).
Un souci de dernière minute s’annonce et finalement, un seul chien accompagnera l’éducateur. Un chien fraichement arrivé au Centre et qui n’est pas encore entré en formation. On nous prévient que ce ne sera pas ce chien (nous sommes reçus au stage de novembre, et ce chien ne sera pas prêt).
Le matin de la visite, arrive un grand et svelte Golden Retriever couleur Fauve (roux), un mâle tout en force et en douceur. Un contact facile en dépit de la nouveauté, du jeu pour saluer.
Nous faisons tous connaissance (surtout avec le chien finalement), nous faisons le tour du propriétaire, des résidents qui l’accueillent avec toute leur chaleur et leurs attentes. Le moment de la détente arrive finalement et par conséquent l’opportunité de partager des moments de jeux, de complicité en extérieur et sans laisse. Un pur moment de plaisir et un tout début de relation qui apparait.
L’après-midi se déroule dans la même ambiance, le même plaisir pour tous. Entre câlins, travail et profilage.
Le départ redouté arrive bien vite et je tente le tout pour le tout… le kidnapping du chien en raccompagnant l’éducateur à son véhicule. Je m’arrête à ma voiture, ouvre la portière et sans un mot, d’un geste de la tête, ce super loulou grimpe à bord, s’installe (photo à l’appui) et défie l’éducateur de l’en sortir…

Ce chien… c’était Ialou.

Bien des supplications plus tard et bien que nous ayons dû patienter tout l’été avant d’avoir une réponse de l’éducateur, il s’est avéré que le choix de l’éducateur s’était également porté sur Ialou. Sa capacité de travail, ses facilités d’apprentissage et le travail de l’éducateur a permis au loulou d’être prêt pour novembre.

Quelles sont les missions d’Ialou? Et concrètement, comment se déroule le travail avec Ialou?En tant que psychologue, quelle plus-value a t-il pour toi?

Sa mission principale est de participer au bien-être des résidents. Et ce de plusieurs façons bien différentes.

Pour les résidents :

– Permettre aux personnes accueillies de retrouver le plaisir de la compagnie d’un animal,

– Partager des moments de plaisir simple,

– Se sentir impliquer dans le bien être du chien et les projets qui l’accompagnent en participant aux soins et au confort quotidien du chien,

– Tendre vers l’épanouissement du résidant à travers le sentiment d’utilité, la revalorisation narcissique, le sens des responsabilités,

– Provoquer le désir de faire et d’agir.

– Permettre aux résidents une communication (verbale ou non) par la médiation du chien,

– Utiliser le chien comme moteur de la relation soignant-soigné, dans le but de réhumaniser leur rapport, souvent plus lié aux soins techniques à accomplir,

– Mettre en lumière / stimuler les capacités du résidant via les compétences de l’animal,

– Favoriser les liens entre résidants et visiteurs lors de leur venue.

Pour l’équipe soignante :

– Apporter un moyen, un outil supplémentaire d’entrer en relation via la médiation animale,

– Associer plaisir et image positive / chaleureuse lors d’une intervention, d’un soin, pouvant être difficile,

– Rassurer les soignants en intégrant la présence d’un tiers qui ne se justifie que par la présence du chien,

– Permettre aux soignants de (r)établir une relation d’humain à humain.

Pour les familles :

– Créer ou renforcer un sentiment d’ambiance/de climat plus intime, chaleureuse voire familiale par la simple vue de chien,

– Apaiser des sentiments souvent pénibles liés aux admissions (culpabilité, remords, regrets…) via le contact avec le chien,

– Séduire les familles (les convaincre de l’atout de la médiation animale) via les compétences du chien.Dès lors, il m’accompagne dans toutes mes missions. Il participe à mes entretiens individuels, à mes groupes et ateliers. Il est dans mon bureau lorsque je reçois les familles, il est à mes pieds lors des transmissions d’équipe. Il se joint à moi lors des visites parfois délicates de pré-admission. Il apporte chaleur et plaisir à des quotidiens totalement modifiés par le fonctionnement institutionnel. Il a également une capacité incroyable pour m’accompagner parfois dans des moments difficiles tels que les accompagnements de la fin de vie. Il est là, avec eux du tout début, à la toute fin.

En tant que psychologue, il a totalement bouleversé ma pratique, ma vision des situations, des pathologies et de l’humain en situation de perte d’autonomie. Il apporte la surprise dans un quotidien souvent routinier. Il apporte l’émotion inattendue, il invite un souvenir enfoui à réapparaitre. Il n’est pas qu’un outil supplémentaire à mon arsenal. Il est totalement inclus dans mes réflexions et ma recherche de toujours faire plus et mieux tout en veillant sur moi. Il est arrivé à Ialou de manifester physiquement ce que j’encaissais et que je pensais intérioriser dans des périodes difficiles. Il m’a appris qu’on ne leurre pas un chien et m’a rappelé qu’on ne devrait pas se leurrer soi-même.

 

 
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Ialou est arrivé depuis peu mais quels sont vos premiers constats? Comment évaluez-vous les effets de sa présence? Votre projet va t-il évoluer et si oui de quelle façon?

Effectivement, il est arrivé il y a 11 mois, le 23 novembre 2015. En même pas une année, les premiers constats sont étonnants. Des refus de soins qui amènent à une acceptation. Des tensions ou des conflits qui s’apaisent. Une communication perdue qui renait. Des mots clairs qui remplacent des propos incompréhensibles. Une passivité relationnelle qui s’efface au profit d’initiatives. Des membres usés par le vieillissement qui se mobilisent de moins en moins par crainte d’être douloureux, sont exécutés dans le but de caresser le chien et tant pis si ça fait mal.
Les séances de mobilisation ou de marche avec le kinésithérapeute ou l’ergothérapeute sont facilitées et plus agréables, parce que Ialou accompagne.

Les interventions de Ialou sont préparées en amont afin d’éviter la prise de risque, la mise en échec etc… et à la fin de chaque activité auquel il participe, une évaluation est retranscrite pour avoir un suivi, un visuel sur les choses qui ont échouées et qu’il faut peaufiner, retravailler et sur les victoires.

Le projet ne va pas tarder à évoluer. A l’image d’une campagne électorale, nous recherchons très régulièrement des financeurs. Le prochain objectif est de former ce que nous appelons des référents secondaires. Ces référents seront formés par Handi’chiens sur 2 jours à la conduite du chien lorsqu’il est sur la structure. Actuellement, partout où on a besoin du chien (soins infirmiers, soins de pédicurie, soins d’hygiène, activités occupationnelles, sorties en extérieur, séance de kiné…), je suis au bout de la laisse. Dès lors, outre le fait qu’il me faut être très très adaptable et polyvalente, il me faut aussi beaucoup de temps que je n’ai pas toujours mais que je m’efforce de prendre.
Des référents secondaires viendraient compléter la médiation animale de façon pluridisciplinaire.
En gros, je viens travailler et repart avec le loulou mais je le confie le temps d’une intervention ou d’une activité.

 
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En terme éthique, quelles réflexions portez-vous et comment le bien-être d’Ialou est-il évalué?

Le bien-être de Ialou est indissociable du bien-être de nos résidents. Il fait l’objet d’une vigilance accrue de notre part. La formation handi’chien nous a sensibilisé à la lecture du chien, des signaux d’apaisement qu’il produit en situation de stress. En véritables détecteurs, nous tentons de déchiffrer le comportement du chien avant, pendant et après son intervention.
A notre image, l’animal peut très bien être d’une certaine façon et différent à un autre moment. Nous avons nos jours, nos bonnes dispositions, nos jours sans… comprendre que l’animal vit lui aussi ces choses là, considérer son état psychologique c’est déjà participer à son bien-être.
Si les situations sont difficiles pour nous, elles le sont également pour eux et parfois plus encore. Ce que ces chiens vivent à nos côtés, n’est pas dans l’ordre des choses pour eux. Vous ne verrez pas dans leur état naturel, un chien ralentir son pas pour marcher au rythme d’un déambulateur ou encore un chien venir se lover contre une femme qui s’éteint. Ils nous suivent là où nous allons et ce, même s’ils nous disent « non ». A nous de veiller sur eux et de les accompagner comme ils le font avec nous.

Nos observations sont scrupuleusement consignées afin d’être analysées à chaud et à distance.

Nous sommes toujours en étroite relation avec Handi’chiens qui répond à nos questionnements, débriefe avec nous sur certains moments, épisodes ou doutes. Sur vidéo, rapports écrits, nous échangeons chaque fois que cela est nécessaire.

Le suivi vétérinaire est mensuel et un point est fait avec la vétérinaire au besoin.

Les détentes font désormais parties de notre vie. Les balades en forêt et les baignades sont indispensables au bon équilibre de notre chien. Bon exutoire, il peut alors être ce qu’il est pleinement, sans cape, sans laisse, sans commande… un chien.

Votre travail a été lauréat d’un prix, peux-tu nous en parler?

Effectivement, notre projet « Intégration d’un chien d’assistance dit d’accompagnement social, formé par l’Association Handi’chiens, dans un établissement médico-social accueillant des personnes âgées dépendantes » a été récompensé par le prix « Les lauriers 2016 » le 13 octobre dernier à Paris. Cette récompense nous a été remise par La Fondation Adrienne et Pierre SOMMER sous l’égide de la Fondation de France, pour saluer le caractère innovant et les effets de l’intervention du chien sur les problématiques liées au vieillissement des personnes âgées vivant en collectivité.

Cette récompense s’accompagne d’une subvention qui va nous permettre de former des « Référents Secondaires » en 2017 afin d’élargir la pratique du chien aux soignants qui désirent l’utiliser de façon ponctuelle, d’entretenir la dynamique de ce projet de médiation animale et par conséquent de le rendre pérenne.

En plus de valider notre démarche et de permettre à nos résidents d’augmenter leur temps de présence avec le chien, ce prix vient reconnaître la valeur de ce travail mené, du temps et de l’investissement que cela demande et très égoïstement….  ça fait un bien fou !!!

Quel(s) mot(s) aimerais-tu donner pour qualifier Handi’Chiens?

Une association qui nous a accueillis avec bonté et générosité. Des professionnels compétents, disponibles et attentifs. Des bénévoles bienveillants. Des familles d’accueil investies qui nous confient le travail de 18 mois et qui ignorent en début d’aventure qu’elles vont apporter joie et amour dans des établissements qui peuvent en manquer.

Ton expérience est encore toute jeune mais si c’était à refaire, tu recommencerais l’aventure Handi’Chiens?

Effectivement, ce n’est que le début mais je revivrais chaque instant, sans hésiter et j’invite tous les professionnels – quel que soit le secteur d’intervention – qui souhaitent s’orienter vers la médiation animale, à passer par l’Expérience Handi’chiens. Il y a véritablement un avant et un après.

Que peut-on faire pour soutenir votre projet?

Plusieurs choses! Dans l’ordre que vous voulez 🙂
La première : nous le faire savoir . C’est toujours très stimulant de connaitre les avis des extérieurs, ça rebooste et ça valide le sens de tout le travail mené jusqu’à présent et à venir.

La seconde, de soutenir financièrement le projet. Pour rappel, ces chiens sont remis gratuitement aux établissements mais leur prise en charge a forcément un coût. Le budget chien n’impacte pas sur le budget de l’établissement ou sur un service en particulier. Notre projet est à l’image de l’Association Handi’chiens qui ne vit que des dons qu’elle reçoit ! Pour cela, vous pouvez passer par le réseau social Facebook où la page professionnelle de Ialou vous attend. Contactez-nous et le tour est joué 😉

 
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Avec quel animal de roman, de BD, de mythologie… aurais-tu aimé travailler ?

Ahaha… Milou, la petite boule de poil blanche qui accompagne partout Tintin. C’est le premier qui me soit venu spontanément à la lecture de la question. Ça colle bien finalement ! (et puis .. le minotaure, aurait tout de suite plus choqué….^^)

Le mot de la fin est pour toi!

Nous voulions apporter des outils supplémentaires à nos pratiques, du réconfort, une stimulation et une présence à nos résidents…nous sommes revenus avec bien plus. Nous avons trouvé des professionnels disponibles et attentifs, des bénévoles bienveillants qui partagent avec nous leur pratique de la médiation animale, des collègues d’autres établissements, et d’autres horizons professionnels, avec qui échanger sur nos retours respectifs, nos premiers instants et notre évolution propre.
Chacun de nous a pris un engagement vis à vis d’Handi’chiens qui nous a accueilli avec toute la bonté et la générosité que nous lui connaissons, à l’image de Marie-Claude LEBRET que nous tenons à remercier, une fois encore, du fond du cœur pour avoir permis à un EHPAD de l’Aube de vivre le début d’une toute nouvelle histoire.

Merci à toi Sandie pour ton intérêt pour notre travail, pour m’avoir fait replonger dans toute cette aventure qui me chamboule encore aujourd’hui et pour nous donner ta reconnaissance qui signifie beaucoup pour nous.

Sandie Bélair

Pour en savoir plus:

Handi’Chiens

La page facebook: Ialou – Handi’chien à la Salamandre – Asimat

One Response to “Interview d’Émilie Barutello, psychologue et praticienne en médiation animale”

    avatar
    Olivier Derycke
    octobre 20th, 2016 at 11:18

    Merci pour ce bel article et partage d’expérience. J’y ai retrouvé des traits, des regards et des sourires.
    Bravo et caresses à Ialou!

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